La seule administration possible

La seule administration possible
La question des villes
Il paraît qu’on débat beaucoup, ces temps-ci, sur la question des villes, des espaces urbains, des possibilités de révolte (et même de vie) en leur sein, de la possibilité de leur réforme. Beaucoup de discussions qui se focalisent souvent sur des thématiques qui touchent aux luttes menées par de nombreux opposants, alternatifs, souvent réformistes, parfois même par les ennemis de tout ordre et de toute autorité ; parmi ces thématiques il y a celle de la gentrification, un mot qui n’est désormais plus inconnu et sur lequel nous voudrions réfléchir un peu.
À propos de la question des villes, nous avons une idée bien arrêtée : les villes doivent être détruites. Nous pensons que le développement de la civilisation et la formation des sociétés autoritaires naissent justement à travers la vie en commun dans des zones urbaines. Avec la concentration d’êtres humains dans des agglomérations citadines, on perfectionne et on rend systématique l’oppression de l’espèce humaine sur la nature et des humains sur les autres espèces animales. Ces tendances, à vrai dire antérieures à la naissance des villes, font un pas en avant qualitatif avec l’essor des civilisation urbaines : cela renforce l’exploitation d’une partie des humains sur l’autre partie.
La ville, en tant que concentration d’êtres humains, a en effet deux conséquences immédiates et inévitables : la première est la division du travail, la naissance donc de l’oppression de classe, la deuxième est la nécessité d’administrer une société urbaine complexe : la naissance et la formation, donc, de l’État. Par conséquent, l’exploitation (du moins celle de l’homme sur l’homme) et l’État seraient impossibles sans les villes. À l’inverse, dans les villes toute forme de vie en commun libérée par la domination de l’État et du Capital est impossible. Cela est d’autant plus évident si on observe le développement capitaliste des lieux urbains. La ville est le berceau du capitalisme : même avant le capitalisme industriel, c’est là que sont nés les marchands, l’usure et les banques. La langue italienne en conserve la mémoire : la « borghesia » [bourgeoisie] est, littéralement, la population du « borgo » [bourg]. L’analyse du langage nous suggère donc elle aussi qu’un bourg, une ville, sans bourgeoisie serait inconcevable.
Mais cette conviction ne se base pas seulement sur un jeu de mots. Dans un premier temps, le développement industriel maintenait à l’intérieur des villes, qui devenaient entre-temps des métropoles, la production manufacturière. Les productions agricoles avaient déjà été reléguées en dehors, mais les usines étaient dans la ville, ou, vice-versa, les villes poussaient autour des usines. Comme dans un classique à la Dickens. Cela a eu une influence sur les idéologies et les théories de libération que les opprimés se sont donnés vers la moitié du XIX° siècle. Surtout dans le cas du marxisme que de l’anarchisme, pour être exact.
Aujourd’hui nous vivons dans une phase complètement différente. Le capitalisme a expulsé aussi la production industrielle des villes. En Italie, on a des villes comme Cassino (30.000 habitants) qui a plus d’ouvriers que Rome (3 millions d’habitants). Même si on voulait jouer les défenseurs de l’industrie (ce que nous ne sommes pas du tout), les villes, surtout les métropoles, paraissent de plus en plus comme des organismes parasites, comme des tumeurs qui bouffent et consomment ce qui est produit ailleurs. L’énergie électrique, l’acier sur lequel roulent les transports en commun, les voitures, pour ne pas parler de la nourriture, sont tous produits en dehors d’elles.
Cela rend objectivement impossible une révolution urbaine : une fabuleuse ville insurgée mourrait de faim et de froid après quelques semaines, incapable (et c’est impossible) de gérer sa complexité d’une façon différente de celle de l’État. Ainsi se meurt l’utopie socialiste de l’expropriation des villes de la part de la classe ouvrière ou d’un quelconque sous-prolétariat urbain. Ainsi nous sommes surpris par la tentative, menée aussi par de nombreux compagnonnes et compagnons sincèrement révolutionnaires, de remplacer cette utopie socialiste par une utopie libertaire de vie citadine. Ce qui est théorisé, construit, appliqué par l’autorité ne peut en aucun cas être pris comme exemple, être utilisé de manière différente de ce pour lequel il a été conçu.
Il ne peut y avoir pour des anarchistes de possibilité de gestion « alternative », pas même intermédiaire. Le développement capitaliste nous met face à l’impossibilité objective de la réforme et à l’impossibilité d’une projectualité autogestionnaire des villes.
La seule administration possible est celle menée par l’État, qui concentre de plus en plus dans les grands complexes urbains le cerveau informatif, les bureaux, les casernes, les symboles, les institutions, le cœur logistique et administratif. Les villes, et donc aussi les métropoles, sont de par leur « nature » la théorie appliquée du pouvoir constitué. Elles sont la phénoménologie même du capitalisme. Il suffit de penser qu’en France, par exemple, la Gendarmerie participe à l’élaboration des plans d’urbanisme, indiquant comment les villes doivent être construites, à l’aune des exigences de contrôle.
À cet aspect pour ainsi dire « de masse » et économique, il faut en rajouter un autre, individuel. L’envahissement technologique et la vie toujours plus robotique et virtuelle à laquelle sont contraints les habitants des villes (dont la plupart ne soulève aucune opposition qui ne soit pas réformiste) est en train de produire des individus toujours plus aliénés et semblables à ces machines dont on s’entoure de plus en plus. Une aliénation actuelle qualitativement différente de celle de la première période du capitalisme. Auparavant on était aliéné parce qu’exploité ; le fait d’être exploité pouvait cependant fournir au moins la conscience de vouloir rompre son état d’exploitation, de vouloir se libérer de son aliénation.
Aujourd’hui les exploités « classiques », ceux qui « produisent les choses » ne vivent pas dans les métropoles occidentales. Les habitants des grands complexes urbains sont aliénés par l’inutilité, l’ennui et la misère de leur vie citadine.
Voilà pour ce qui est du développement capitaliste des villes. Des nombreux opposants et alternatifs (parfois même anarchistes) ont commencé à mener des luttes contre la modification des aménagements et des formes de l’espace urbain, des luttes contre la gentrification. Une thématique qui nous laisse d’emblée assez sceptiques et qui, à notre avis, ne fait rien d’autre qu’être un sujet intellectuel au sein du milieu alternatif, puisqu’il semble qu’on n’y propose pas la destruction des villes, mais qu’on se limite à l’étude et à la résistance à ses transformations.
Le fait de dire que cette thématique ne nous intéresse pas peut paraître superficiel, une volonté défaitiste de ne rien faire. L’étude des modifications des villes – tel un cancer, tel un organisme vivant – est sûrement très importante pour ceux qui pensent qu’il faut les combattre. Parmi ces choses à étudier il y a indubitablement aussi l’analyse de la gentrification, puisque les villes ne se développent et ne changent pas au hasard.
C’est justement pour cela que la gentrification est un instrument de cette transformation, un instrument du pouvoir étatique qui ne peut pas être réformé, tout au plus il se réforme par lui-même. Avec la volonté de ne s’opposer qu’aux modifications des villes il y a le risque de vouloir conserver et maintenir des portions de celles-ci comme elles sont, avec certaines de leurs caractéristiques sociales et économiques. Un autre risque à éviter est celui de parler seulement de gentrification, oubliant la lutte pour la destruction des villes, ce qui entraînerait le mouvement anarchiste sur des positions citoyennistes (quelque chose qui malheureusement est déjà en partie en train d’arriver), de défense face aux attaques de la domination qui expulse, détruit, reconstruit, contrôle… et nous ne passons jamais à la contre-attaque.
D’autre part, si on regarde les épisodes plus récents de révolte urbaine plus ou moins généralisée, on ne peut certainement pas être surpris si, en plus des symboles de la domination (banques, agences d’intérim, etc.) et de ses sbires (police, gendarmerie), ce qui est régulièrement attaqué et détruit ce sont les transports en commun, les abribus, les parterres, les sucettes publicitaires, les voitures, les feux tricolores et tout ce qui est le cadre quotidien de nos vies exploitées et aliénées. N’en déplaise à ceux qui, parmi les alternatifs, se lamentent de quelques boutiques ou voitures en flamme.
Nous choisissons le chemin, certainement pas le plus simple, de la destruction totale de toute forme et structure de la domination existante, dans une perspective et une pratique révolutionnaire et anti-autoritaire. Nous ne ferons pas de plans immobiliers alternatifs, pour le démantèlement programmé de ce bâtiment-ci plutôt que de celui-là, telle une entreprise de démolition, mais anarchiste. On créerait ainsi un autre spectacle, opposé à celui de nombreux alternatifs qui luttent contre la gentrification. Nous ne croyons pas en la dé-construction, nous croyons en la destruction.
[Vetriolo, journal anarchiste, n. 1, automne 2017]
[Traduction pris de attaque.noblogs.org]
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Cassa a sostegno degli anarchici imputati ed imprigionati per l'”Operazione Panico”

Comunichiamo il nuovo Iban per versamenti sul conto a sostegno delle spese (legali e per i prigionieri) dell’ Operazione Panico.
La Carta è sempre la stessa, n. 5333171039986134 intestata a Youssra Ramadan, agenzia Poste Italiane.
IBAN: IT71Q3608105138290113490114
BIC/SWIFT (per transazioni internazionali): PPAYITR1XXX
The Iban and Bic codes to send money to support legal costs & prisoners of the Operation Panico have changed. These are the new ones.
Voilà les nouveaux Iban et Bic pour le soutien des frais de justice et des prisonniers pour l’Operation Panico.
[Tratto da panicoanarchico.noblogs.org]
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Sortie du deuxième numéro du journal anarchiste en langue italienne Vetriolo

Du temps est passé. Après un an, nous publions un numéro de Vetriolo, le deuxième. Jusqu’ici nous n’avons pas donné une périodicité plus fréquente au journal, nous ne l’avons pas voulu. Ce n’est pas qu’en cette période nous n’avions rien à dire, au contraire. Nous n’avons d’ailleurs jamais cherché à donner une régularité à cette publication, ce qui, de par sa forme (et avec des textes d’agitation, d’analyse et d’« actualité » plus ou moins brefs et concis, et avec des articles théoriques plus développés et compliqués) ne lui irait pas. En même temps, nous désirons faire paraître le journal dans des temps pas trop espacés. Nous pensons que ce journal est quand-même un instrument important pour le mouvement anarchiste, au-delà des temps de ses issues. Les pages de Vetriolo ont toujours été et continueront à être un moyen pour la discussion, la confrontation et l’affrontement entre anarchistes. Ce journal continuera à donner de l’espace et du temps au dialogue et au débat entre révolutionnaires, même à ceux qui se trouvent enfermés. Dans ce numéro il y a des écrits et d’articles de Marco, Anna et Alfredo, emprisonnés à la suite de l’opération répressive « Scripta manent » du 6 septembre 2016.

Les anarchistes se sont toujours appropriés des instruments pour alimenter, à travers le débat et les actions, les idées anarchistes et l’anarchisme lui-même. Dans ce journal, on essaiera de continuer à donner de l’espace et du temps au débat, à la polémique, à la réflexion, à l’approfondissement, à l’analyse. Nous ne nous lassons pas de le répéter : il s’agit d’aspects que nous pensons bien distants et différents des bavardages, des oppositions stériles, des lieux communs et des embrouilles qui, à notre avis, affligent certains milieux du mouvement anarchiste. Dans cette optique, ce journal ne sera jamais représentatif d’une quelque faction, « tendance » ou ligne à suivre ou à laquelle se conformer. Nous n’avons pas de pensées à contempler, de personnages à admirer et non plus des drapeaux à brandir. Nous avons, par contre, la conscience de la profonde différence entre certaines convictions et d’autres. Nous avons la conscience que la renonciation à l’anarchisme signifie la renonciation à toute possibilité révolutionnaire et subversive. Nous avons la volonté et l’intention de mettre au ban toute superficialité mesquine.
Il paraît qu’aujourd’hui on se contente, toujours plus et à toujours plus nombreux, d’assimiler des faits et des notions facilement mémorisables et partageables. Les bien-aimées choses objectives, immédiates. Rien de trop compliqué, et très peu sur quoi réfléchir. Il y en a qui exaltent l’ignorance elle-même, rejetant « la théorie » comme quelque chose d’inopportun, d’ennuyant, de secondaire. Comme quelque chose d’autoritaire, même. Ça peut arriver qu’on nous dise qu’on veut « arnaquer » et duper quelqu’un même si on exprime seulement ses idées. Ignorance révolutionnaire ? Bien sûr que non. Ces misères sont typiques de ceux qui n’arrivent pas à percevoir comme complémentaires la pensée et l’action. Nous aimerions que l’on ne « profite » pas passivement de ce journal, que la pensée ne reste pas cristallisée parmi les lignes et les colonnes d’une publication, mais qu’elle puisse animer les débats qui existent parmi les anarchistes, participant à la clarification d’intentions et perspectives, donnant de l’espace aux différents aspects de la lutte antiautoritaire contre le pouvoir. Justement pour ça, nous invitons les compagnons qui en sont intéressés à se charger de la distribution du journal là où ils sont, de la façon la plus large possible, et nous les invitons aussi à nous faire parvenir leurs réflexions et critiques.
Nous savons qu’il s’agit d’un projet ambitieux. Ce journal recueille des pensées, mais il ne les recueille pas comme s’il était un simple conteneur. Il a la prétention d’explorer différents « filons » de lecture, d’analyse et de réflexion qui, d’un numéro à l’autre, seront approfondis et creusés. Pour chaque numéro, nous ne limiterons donc pas à rassembler des textes, des articles, à les mettre les uns après les autres dans le journal. De plus, une bonne partie des textes sont conçus et destinés expressément pour cette publication, ils ont une signification précise au sein de ce projet. Chaque fois, nous revenons sur l’analyse de questions, de pensées, d’idées que nous pensons importantes, nécessaires ou urgentes, et à travers elles nous voulons procéder dans la compréhension de la réalité qui nous entoure. Nous avons cette pugnacité, cette sorte d’obstination à laquelle nous ne voulons pas renoncer. Et le désir de comprendre n’est pas nécessairement synonyme de désir d’être compréhensibles pour n’importe qui.
Dans ce numéro, nous avons « découvert » une conspiration « spontanée » parmi les principaux articles rédactionnels, sur l’interprétation à donner à la révolution technologique en cours. Alfredo Cospito en a parlé dans son entretien, dont on a publié la première partie et que nous finirons de divulguer dans les prochains mois ; nous l’avons affrontée du point de vue philosophique touchant au « statut théorique » à (ne pas) donner au concept de Nature, en critiquant les malentendus métaphysiques courants dans les mouvements ambientalistes ; nous l’avons repris aussi d’un point de vue historique dans l’article dédié à la naissance de l’État, identifiant dans la transition entre les nommés Age de Bronze et l’Age de Fer le moment historique lors duquel les sociétés autoritaires mettent en oeuvre leur structure militaire et la division du travail que celle-ci nécessite. Mais nous ne nous sommes pas limités à la théorie : nous avons « osé » des interprétations qui sont fondamentales, à notre avis, pour comprendre l’actualité. Si dans le numéro précédent on avait observé la crise sociale que les nouvelles technologies auraient apporté aux classes les plus pauvres de l’humanité (à partir du thème du travail, un vrai tabou pour la réflexion anarchiste des dernières années), cette fois on est allés plus loin : nous avons fait l’hypothèse que les nouvelles technologies sont directement liées à la nommée « crise de la globalisation » (pourquoi exploiter un enfant au Vietnam, quand les patrons pourront « imprimer » leur chaussures directement avec des imprimantes 3D?) et que des phénomènes comme le Brexit, Trump, Orban, Salvini etc. sont le produit de cette tendance historique vers un nouveau nationalisme robotique.
En somme, des analyses théoriques générales pour saisir les instruments aptes à l’attaque du monde réel. Parce que, en renversant le slogan qui a été celui des altermondialistes, « un autre monde est impossible, c’est celui-ci que nous devons combattre ». On parle beaucoup de flexibilité, d’élasticité, de la capacité à être compris par les autres, du bonheur de savoir s’adapter aux temps qui courent (mais où ils vont, puisqu’ils courent?). En parlant d’élasticité, on sous-tend souvent l’art du compromis et en parlant du fait d’être compris, l’art de la médiation. Pour beaucoup de monde, cela signifie être flexibles, ce qui veut dire aussi devenir souples, malléables, manipulables et au même temps incroyablement rigides. Parce que ce monde, en un certain sens, nous a habitués à être rigides, d’une rigidité qui mène à porter des œillères et des chaînes bien ancrées dans la tête. Pourquoi élasticité et flexibilité doivent toujours forcément être synonymes de compromis et médiation avec une réalité qui nous dégoûte ? Nous pensons qu’on peut aller plus loin. La notre c’est l’élasticité du lance-pierre, une flexibilité qui vise à frapper plus fort. Justement pour cela nous réfléchissons, analysons et étudions l’État, le capital, la science, la technologie, l’économie, les misères de la politique, les sorts du mouvement révolutionnaire. Sûrement pas par plaisir, sûrement pas pour trouver un pré-carré pour de spécialistes pour un futur emploi.
Dans ce numéro :
– Elastici come una fionda
– 2007 – 2017. Dieci anni, fra rivolte e riflussi
– Convergenze parallele. Un contributo di Marco dal carcere di Alessandria
– Dal fronte popolare al fronte civile
– Monocultura 24 ore
– Tutta la verità…
– Considerazioni sulle gabbie della democrazia
– L’insostenibile pesantezza dell’essere scientifico
– I sogni di prigionia e la prigionia dei sogni
– Infiniti occhi
– Stupratore e padrone
-Contro l’anarchismo di Stato
– La nascita dello Stato
– Quale internazionale? Intervista e dialogo con Alfredo Cospito dal carcere di Ferrara. Prima parte
– I Nuovi Mostri: l’anarchismo “sociale ma non classista”
– Una storia sinistra. Seconda parte (1943 – 1962)
– La pacchia è finita
Une copie : 2 euros. Pour les distros, à partir de 5 copies : 1,50 euros chacune. Expédition en Europe : 5 euros environs. Gratuit pour les personnes emprisonnées.
Pour demander des copies, contacts, réflexions et critiques, ainsi que pour envoyer du matériel possiblement intéressant pour la rédaction du journal, le mail est : vetriolo(at)autistici.org

 

[Pris de attaque.noblogs.org]
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Un breve avviso

Non esitate a farci giungere le traduzioni, in qualsiasi lingua, dei testi presenti in questo sito internet. Ricordiamo anche che il sito non è aggiornato continuamente e costantemente e che non è spazio per i vari aggiornamenti che caratterizzano la contro-informazione, però talvolta potranno essere riportati anche degli avvisi su qualche vicenda inerente il movimento anarchico e delle indizioni di iniziative il cui testo, a nostro avviso, affermi concretamente qualcosa e non riporti semplicemente qualche slogan o sterile opinione. E’ possibile anche farci reperire dei testi per la pubblicazione, ricordiamo che, però, quest’ultima non sarà automatica.
Ai testi non anteporremo alcun “cappello introduttivo”, e tale decisione sarà mantenuta sempre, tranne quando si pubblicheranno scritti che necessiteranno di precisazioni o delucidazioni inevitabili. Essenzialmente pubblicheremo ben poche cose – ciò che ci piacerà, ciò che riterremo interessante.

Ma tutto questo – il sito internet, i testi in esso contenuti – resta circoscritto in uno “spazio virtuale” che riteniamo sia completamente usofrutto del potere. Di ciò siamo ben convinti, e consapevoli. Ogni nuovo sito internet costituisce, di per se stesso, una estensione del dominio “comunicativo” esercitato e dettato dal potere e dai suoi apparati, nonostante questi stessi siti internet si possano presentare in vesti “anarchiche” o comunque antagoniste all’ordine costituito.
Quindi avvisiamo che dietro al sito non vi sono ambizioni (né grandi né piccole) e che non vi è nemmeno un progetto, dato che i progetti si situano nella realtà e non nell’inferno del virtuale; si tratta semplicemente di quello che è: uno strumento telematico contenente testi anarchici, dove (forse) è possibile trarre qualche analisi e qualche riflessione, e dove è possibile raccogliere traduzioni degli stessi testi in altre lingue. Quindi, in futuro, vedremo se lo manterremo o se decideremo di buttarlo via.
settembre 2018
contatto e-mail: selva[at]bruttocarattere[dot]org
indirizzo: https://selva.noblogs.org
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Sentenziare non è dimenticare

È come se l’umanità si fosse divisa fra quelli che credono nell’onnipotenza umana – ritenendo che tutto sia possibile purché si sappia a tale scopo come organizzare le masse – e quelli per cui l’impotenza è diventata la maggior esperienza della loro vita.
Hannah Arendt, Le origini del totalitarismo
Macchina da guerra
Il 25 settembre, la macchina dello Stato e i suoi putridi meccanismi, in questo caso la Corte di Cassazione, hanno tentato di posare una pietra tombale alla prima tranche giudiziaria riguardante la rivolta di Cremona del 24 gennaio 2015.
In quel gioioso e rabbioso pomeriggio del 24 gennaio, secondo i marci togati, il senso e l’incolumità di tutti i cremonesi sono stati messi in pericolo; tradotto nel codice penale articolo 419, devastazione e saccheggio, 3 anni e 8 mesi di reclusione e risarcimento al Comune di Cremona di 200.000 euro per tre imputati, più la conferma di 2 anni per un altro imputato per resistenza aggravata.
Si sono messe in pericolo l’indifferenza e l’insignificanza generalizzata?
Il dominio si difende da chi lo attacca senza mediazioni e questo non può entrare nella formula del vittimismo da vendere per consenso, ma deve essere una questione ben cosciente per chi si ribella.
Società imperante e servi ridenti
In una società e in un periodo nel quale aggressioni fasciste e razziste dilagano indisturbate e usate come forza d’urto dal potere per alleggerire l’oppressione latente sugli individui, lo Stato e lo sceriffo cremonese alias sindaco Gianluca Galimberti esultano per la sentenza. Essi si vendicano contro alcuni che non rimasero impotenti alla vista della testa rotta di Emilio.
Reprimere alcuni, come monito per le possibili rivolte a venire.
Fascisti, Stato e democratici tutti contenti. Ieri come oggi, chi ha aspirazioni di potere viaggia in linea sui suoni da rutti della repressione.
Pensieri solidali
La giornata di Cremona, come quelle splendide di Genova del 2001 (dove fu ucciso Carlo e il suo ricordo rimane vive in tutti i cuori sediziosi), entra, purtroppo, nella storia come atto punito dal reato di devastazione e saccheggio. Il nostro pensiero, quindi, va a chi dovrà affrontare il secondo grado del processo per il 15 ottobre del 2011 a Roma, agli imputati della seconda tranche per i fatti del 24 gennaio e ai 147 accusati, di cui alcuni accusati per devastazione e saccheggio, per i fatti del Brennero del maggio di due anni fa.
Altri pensieri ribelli e stretta vicinanza anche con gli imputati dell’Operazione Panico e dell’Operazione Scripta Manent, e con chi affronta a testa alta la repressione dello Stato.
Infine, vicini, anche a chi, pur commettendo degli errori iniziali dettati soprattutto dalla tortura della repressione ma non solo, ha avuto la forza di riconoscerli e portare avanti un discorso di solidarietà per dare e ridare dignità a chi si ribella all’esistente.
Distanze
Il 24 gennaio è stato un attacco a questo mondo marcio. All’impotenza della sopravvivenza, stando zitti o sfogandosi su facebook, alcuni hanno deciso di rendere palese il detto antifascismo è anticapitalismo.
Lontani da chi si è dissociato da quella giornata e da chi ha infamato chi si è ribellato, vendendo una persona alla polizia come l’ormai noto Aioub Babassi, pensiamo che la miglior difesa sia l’attacco a ciò che ci devasta lentamente e ci saccheggia ogni giorno.
Una musica altra
Che le schegge di rabbia e di rivolta intraviste in quel 24 gennaio si reinventino, germoglino e sboccino abitualmente contro chi, ogni giorno, devasta e saccheggia le vite e il presente.
Lontani da dissociati, infami e spie! Lunga vita ai ribelli, ovunque voi siate!
Una musica altra, per far la festa al potere e rincominciare a vivere…
anarchiche e anarchici
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Anarchist newspaper Vetriolo issue 2 is out, autumn 2018

It’s been a long while. After a year we are publishing another issue of Vetriolo, issue number 2. We haven’t brought out the paper more frequently up to now, nor have we wanted to. Not that we didn’t have anything to say during this time, on the contrary. However we have never strenuously followed the possibility of giving a strict periodicity to the publication, which because of its form (with fairly concise texts of agitation, analysis and topicality as well as more extensive and complicated theoretical articles) is not suited to it. At the same time we’d like the paper to come out without long delays. In any case we think that this paper is an important instrument for the anarchist movement regardless of the frequency with which it comes out. The pages of Vetriolo have always been and will continue to be a means aimed at discussion, dialogue and confrontation among anarchists. The paper will continue to give time and space to dialogue and debate among revolutionaries, including those who find themselves imprisoned. In this issue there are writings and articles by Marco, Anna and Alfredo, imprisoned following the arrests of the repressive operation ‘scripta manent’ of 6th September 2016.
Anarchists have always appropriated instruments to nourish anarchist ideas and anarchism itself with discussions and actions. In this paper we will try to continue to give space and time to debate, polemics, reflexion, study and analysis. We won’t tire of repeating it; these are aspects that we consider distant from chatter, sterile opposition, commonplaces and hassles, which we believe afflict certain contexts of the anarchist movement. In this respect, the paper will never be representative of some special faction, ‘trend’ or line to be followed or complied with. We have no thoughts to be contemplated or flags to be waved. On the contrary we have the awareness of a clear difference in certain of our convictions compared to those of others. We are aware of the fact that renouncing anarchism means renouncing all revolutionary and subversive possibilities. We have the will and the intention to banish all forms of petty superficiality.
It seems that today those who content themselves with assimilating facts and notions that are easily memorized and shared are many. So many objective immediate things. Nothing too complicated, and very little to reflect upon. There are those who praise real and proper ‘ignorance’ and reject ‘theory’ as something out of place, boring, of secondary importance. Something authoritarian even. In fact, not by chance, you can happen to be told that you want to ‘rip off’ and deceive someone merely by exposing and expressing your ideas. Revolutionary ignorance? Certainly not. This kind of misery is typical of those who can’t perceive the complementarity between thought and action. We’d like this paper not to be ‘used’ passively, we’d like thought not to remain crystalized between the lines and columns of a publication, but animate the discussions going on among anarchists, to contribute to the clarification of intents and perspectives and give space to the various aspects of the antiauthoritarian struggle against power. Precisely for this reason we are calling on comrades who might be interested in taking on the circulation of the paper in their own areas as widely as possible, and we also invite them to send us reflexions and criticisms.
We know it is an ambitious project. This paper includes ideas but not as a mere container. It has the claim of wanting to explore the various ‘threads’ of reading, analysis and reflections that are developed and examined by and by. Therefore we won’t limit ourselves to setting them out and composing them in each issue of the paper. Moreover a good part of the texts are aimed specifically for this publication and were created as such, so have a specific meaning in this project. Each time we will analyse questions, thoughts and ideas that we think are important, necessary and impellent, and along with them we intend to proceed in understanding the reality around us. We have this obstinacy, this kind of stubbornness that we don’t want to renounce. And wanting to understand is not necessarily the same as wanting to be understood by everybody.
In particular in this issue we ‘discovered’ a spontaneous ‘conspiracy’ between the most important editors’ articles in respect to the topic of the interpretation to be given to the ongoing technological revolution. Alfredo Cospito talked about that in his interview, of which we have published the first part and which we will circulate further in the coming months; we faced it from a philosophical point of view concerning the ‘theoretical status’ (not) to be given to the concept of Nature, by criticizing metaphysical misunderstandings within eco movements; we also took it from an historical point of view, in the article dedicated to the birth of the State; and in the transition between so-called Bronze Age and Iron Age we identified the historical moment when authoritarian society implemented its military structure and the division of labour it required. But we didn’t stop at theory; we ‘dared’ interpretations we believe are fundamental to understanding the current times. As in the previous issue, we have observed the social crisis which new technologies are seen to inflict on the poorest classes of humanity (starting from the employment question, a real taboo for anarchist reflection in recent years), and this time we went even further: we suggested that new technologies are directly linked to so-called ‘crisis of globalization’ (why exploit a child in Vietnam when the bosses will be able to ‘print’ shoes directly with 3D printers?) and that phenomena such as Brexit, Trump, Orban, Salvini, etc., are the results of an historical trend towards a new robotic nationalism.
In other words general theoretical analyses meant to seize instruments adequate to the attack on the actual world. For, upturning the slogan which belonged to the no global: ‘another world is impossible, it is this one that we have to fight against’. So there’s much talk about elasticity, flexibility, the ability to be understood by others, happiness in adapting to the running times (but where are these times going if they’re running?) Often when you mention elasticity you imply the art of compromise, and for understanding you imply the art of negotiation. And for many this means being flexible, which also means becoming adaptable, malleable, kin to being manipulated and at the same time incredibly rigid. For in a certain sense the world got us accustomed to being rigid, of a rigidity which led to having blinkers and chains well planted in our heads. But why should elasticity and flexibility always be the same as compromise and negotiation with a reality that disgusts us? We think we can go further. Ours is the elasticity of a sling, a flexibility that aims to strike harder. Precisely for this reason we reflect, analyse and study the State, capital, science, technology, the economy, the misery of politics and the outcomes of the revolutionary movement. Certainly not to amuse ourselves or to find a hole for future collocation.
In this issue:
– Elastic like a sling
– 2007 – 2017. Ten years of revolts and refluxes
– Parallel convergences. A contribution by Marco from the prison in Alessandria
– From the popular front to the civil front
– 24-hour monoculture
– The whole truth…
– Considerations on the cages of democracy
– The unbearable dullness of being scientific
– Dreams of captivity and captivity of dreams
– Infinite eyes
– Rapist and boss
– Against State anarchism
– The birth of the State
– What international? Interview and dialogue with Alfredo Cospito from the prison of Ferrara. Part one
– The New monsters: ‘social but not class’ anarchism
– A leftist story. Part two (1943 – 1962)
– The fun has ended
2 euros per copy; for distributors, starting from five copies, 1.50 euros per copy. Postal fees: 1.30 euro (up to 2 kg). Postal fees in Europe: 5 euros approximately. Free for prisoners.
For orders, contacts, reflections and criticism and to send potentially interesting material to the editors, write to: vetriolo[at]autistici.org
[Received and translated from Italian into English by actforfree.nostate.net]
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E’ uscito il numero 2 del giornale anarchico Vetriolo

Vetriolo – Giornale anarchico – Numero 2 – Autunno 2018
E’ passato del tempo. Dopo un anno pubblichiamo un numero di Vetriolo, il numero 2. Fino ad ora non abbiamo dato al giornale una periodicità più assidua e nemmeno lo abbiamo voluto. Non che in questo tempo non avessimo avuto qualcosa da dire, anzi. D’altronde non abbiamo mai strenuamente inseguito la possibilità di dare una periodicità molto stretta alla pubblicazione, che per la propria forma (sia con testi di agitazione, d’analisi e di “attualità” più o meno brevi e concisi, sia con articoli teorici più estesi e complicati) non vi si addice. Allo stesso tempo desideriamo fare uscire il giornale in tempi non troppo dilatati. Comunque pensiamo che questo giornale sia uno strumento importante per il movimento anarchico aldilà dei tempi con cui riesce ad uscire. Le pagine di Vetriolo sono sempre state e continueranno ad essere un mezzo destinato alla discussione, al confronto e allo scontro tra anarchici. Questo giornale continuerà a dare spazio e tempo al dialogo e al dibattito tra rivoluzionari, anche a quelli che si trovano ad essere imprigionati. In questo numero vi sono alcuni scritti e articoli di Marco, Anna e Alfredo, imprigionati a seguito degli arresti per l’operazione repressiva “scripta manent” del 6 settembre 2016.
Gli anarchici si sono sempre appropriati di strumenti per alimentare, col dibattito e le azioni, le idee anarchiche e l’anarchismo stesso. Su questo giornale si cercherà di continuare a dare dello spazio e del tempo per il dibattito, la polemica, la riflessione, l’approfondimento, l’analisi. Non ci stancheremo di ripeterlo, si tratta di aspetti che riteniamo ben distanti e differenti dalle chiacchere, dalle sterili opposizioni, dai luoghi comuni e dalle beghe che, a nostro avviso, affliggono alcuni contesti del movimento anarchico. In quest’ottica, questo giornale non sarà mai rappresentativo, soprattutto di una qualche fazione, “tendenza” o linea da seguire o cui attenersi. Non abbiamo pensieri da contemplare, personaggi da ammirare e nemmeno bandiere da sventolare. Abbiamo, invece, la coscienza della netta differenza di determinate convinzioni nostre rispetto ad altre. Abbiamo la consapevolezza che la rinuncia dell’anarchismo significa la rinuncia di ogni possibilità rivoluzionaria e sovvertitrice. Abbiamo la volontà e l’intenzione di mettere al bando ogni gretta superficialità.
Oggi pare che, in tanti, sempre più, ci accontentiamo di assimilare fatti e nozioni facilmente memorizzabili e condivisibili. Le beneamate cose oggettive, immediate. Nulla di così complicato, e ben poco su cui poter riflettere. C’è chi esalta una vera e propria ignoranza, rigettando “la teoria” come qualche cosa di inopportuno, di noioso, di secondario. Perfino come qualcosa di autoritario. Difatti, non a caso, può capitare di sentirsi dire di “voler fregare” e ingannare qualcuno solo esponendo ed esprimendo le proprie idee. Ignoranza rivoluzionaria? Certo che no. Queste miserie sono tipiche di chi non riesce a percepire come complementari il pensiero e l’azione. Desideriamo che questo giornale non venga “fruito” passivamente, che il pensiero non resti cristallizato tra le righe e le colonne di una pubblicazione, ma che possa animare i dibattiti esistenti tra anarchici, contribuendo alla chiarificazione di intenti e prospettive, dando spazio ai vari aspetti della lotta antiautoritaria contro il potere. Proprio per questo invitiamo i compagni interessati a farsi carico della diffusione del giornale nei propri luoghi e in maniera più ampia possibile, e invitiamo anche a fare pervenire riflessioni e critiche.
Sappiamo che si tratta di un progetto ambizioso. Questo giornale raccoglie dei pensieri, ma non li raccoglie come un semplice contenitore. Ha la pretesa di volere esplorare svariati “fili” di lettura, di analisi e di riflessione che, di volta in volta, vengono approfonditi e sviscerati. Per cui, per ogni numero, non ci limitiamo a raccogliere dei testi, degli articoli, a metterli in fila e a comporli nel giornale. Inoltre una buona parte dei testi sono destinati e ideati specificatamente per questa pubblicazione, hanno un preciso significato in questo progetto. Ogni volta torniamo ad analizzare delle questioni, dei pensieri e delle idee che riteniamo importanti, necessarie o impellenti, e con queste intendiamo anche procedere nella comprensione della realtà che ci circonda. Abbiamo questa ostinazione, questa sorta di ottusità cui non vogliamo rinunciare. E voler comprendere non è, necessariamente, sinonimo di volere essere comprensibili per chiunque.
In particolare in questo numero abbiamo “scoperto” una spontanea “cospirazione” fra i principali articoli redazionali verso il tema dell’interpretazione da dare alla rivoluzione tecnologica in corso. Ne ha parlato Alfredo Cospito nella sua intervista, di cui abbiamo pubblicato la prima parte e che finiremo di divulgare nei prossimi mesi; l’abbiamo affrontata dal punto di vista filosofico dello “statuto teorico” da (non) dare al concetto di Natura, criticando i fraintendimenti metafisici all’interno dei movimenti ambientalisti; l’abbiamo ripreso anche da un punto di vista storico, sull’articolo dedicato alla nascita dello Stato, individuando nella transizione tra la cosiddetta Età del Bronzo e l’Età del Ferro il momento storico nel quale le società autoritarie implementano la loro struttura militare e la divisione del lavoro ad essa necessaria. Ma non ci siamo fermati alla teoria, abbiamo “osato” interpretazioni a nostro avviso fondamentali per comprendere l’attualità. Come nel numero precedente avevamo osservato la crisi sociale che le nuove tecnologie avrebbe recato alle classi più povere dell’umanità (a partire dal tema occupazionale, vero e proprio tabù per la riflessione anarchica degli ultimi anni), questa volta ci siamo spinti ancora oltre: abbiamo ipotizzato che le nuove tecnologie siano direttamente correlate con la cosiddetta “crisi della globalizzazione” (perché sfruttare un bambino in Vietnam, quando i padroni potranno “stamparsi” le scarpe direttamente con le stampanti 3D?) e che fenomeni come la Brexit, Trump, Orban, Salvini, ecc., siano il prodotto di questa tendenza storica verso un nuovo nazionalismo robotico.
Insomma analisi teoriche generali per afferrare gli strumenti idonei per l’attacco al mondo reale. Perché, rovesciando lo slogan che fu dei no global, “un altro mondo è impossibile, è questo che dobbiamo combattere”. Dunque si fa un gran parlare di elasticità, flessibilità, capacità di essere comprensibili dagli altri, felicità nell’adeguarsi ai tempi che corrono (ma dove vanno se corrono?). Spesso riferendosi all’elasticità si sottende l’arte del compromesso, e alla comprensibilità l’arte della mediazione. E per molti ciò significa essere flessibili, il che vuol dire anche divenire duttili, malleabili, manipolabili e allo stesso tempo incredibilmente rigidi. Perché questo mondo, in un certo senso, ci ha abituati ad essere rigidi, di una rigidità che porta ad avere i paraocchi e le catene ben piantate nella testa. Ma perché elasticità e flessibilità devono sempre, per forza, essere sinonimi di compromesso e mediazione con una realtà che ci disgusta? Pensiamo che si possa andare oltre. La nostra è l’elasticità della fionda, una flessibilità tesa a colpire più forte. Proprio per questo riflettiamo, analizziamo e studiamo lo Stato, il capitale, la scienza, la tecnologia, l’economia, le miserie della politica, le sorti del movimento rivoluzionario. Non certo per diletto, non certo per trovare un pertugio per un futuro collocamento.

All’interno:
Elastici come una fionda
2007 – 2017. Dieci anni, fra rivolte e riflussi
Convergenze parallele. Un contributo di Marco dal carcere di Alessandria
Dal fronte popolare al fronte civile
Monocultura 24 ore
Tutta la verità…
Considerazioni sulle gabbie della democrazia
L’insostenibile pesantezza dell’essere scientifico
I sogni di prigionia e la prigionia dei sogni
Infiniti occhi
Stupratore e padrone
Contro l’anarchismo di Stato
La nascita dello Stato
Quale internazionale? Intervista e dialogo con Alfredo Cospito dal carcere di Ferrara. Prima parte
I Nuovi Mostri: l’anarchismo “sociale ma non classista”
Una storia sinistra. Seconda parte (1943 – 1962)
La pacchia è finita

Una copia: 2,00 euro. Per la distribuzione, a partire da almeno cinque copie: 1,50 a copia. Spese di spedizione: 1,30 (fino a 2 kg). Spese di spedizione in Europa. 5,00 euro approssimativamente. Gratis per le persone prigioniere.

Per richieste di copie, per contatti, riflessioni e critiche, e per spedire materiale potenzialmente interessante per la redazione del giornale fare riferimento alla e-mail: vetriolo[at]autistici.org
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The only possible administration

The only possible administration
The question of cities
These are times when it seems there are big discussions about the issue of cities, urban areas, about the possibilities of revolt inside them (even of living), of their reformability. Big discussions frequently focused on various topics relating to struggles carried out by many opponents, antagonists, often reformists, sometimes even by enemies of every order and authority; among these issues there is gentrification, a word not so unusual anymore, a word we now want to express some thoughts about.
We have a very clear idea about the issue of the cities: the cities have to be destroyed. We believe the development of civilization and the establishment of authoritarian societies stem precisely from the urban coexistence. Along with the human concentration in urban agglomeration, the oppression by the human species against nature and by humans against other animal species became improved and systematic. These tendencies, which actually precede the birth of the cities, along with the emergence of urban civilizations made a qualitative leap forward: the exploitation of a part of human beings by others was born.
The city, as a concentration of human beings, has indeed two immediate and inevitable consequences: the first is the division of labour, therefore the birth of class oppression; the second is the need to administer the complex urban society, therefore the birth and the establishment of the State. Consequently, the existence of exploitation (at least, of man by man) and of the State would be impossible without cities. And vice-versa, any form of coexistence liberated from State domination and Capital is not possible in the cities. This is even more evident if we observe the capitalist development of urban areas. The city is the cradle of capitalism: merchants, usury and banks were born in the city even before the industrial capitalism. Our language still preserves the memory: “bourgeoisie” is literally the population of “burg” (town). Even the analysis of language suggests that burg, a city, without bourgeoisie would be inconceivable.
But this belief is not based just on a wordplay. At first, the industrial development kept the manufacturing production within the cities, which in the meantime became metropolises. The agricultural production had already been relegated outside the city, or on the contrary, the new cities were build around the factories. Like in a Dickens’ classic. This has influenced the liberation ideologies and theories adopted by the oppressed around the 1850s. Actually, more Marxism than anarchism.
Today we live in a completely different phase. Capitalism banished from the cities even the industrial production. In Italy there are cities like Cassino (30.000 inhabitants) that has more workers than Rome (3 million inhabitants). Even if we wanted to be the defenders of factory (which we are not at all), the cities and especially the metropolises appear more and more like parasitical organisms, as tumours that suck and consume what is produced elsewhere. The electricity, the steel on which the public transport runs, the cars, not to mention the food, are all produced outside them.
This makes an urban revolution objectively impossible: an insurgent fairytale city would starve and freeze to death after a few weeks, unable and helpless to handle its complexity in a different way than the State does. And so dies the socialist utopia of expropriation of cities by the hand of working class or whichever urban sub-proletariat. Therefore, we are surprised by the attempt made even by many truly revolutionary comrades to replace this socialist utopia with a libertarian utopia of city life. What is theorized, constructed, applied by authority, can in no way be taken as an example and used differently from the reason why it was designed.
For the anarchists there cannot exists a presumed “other” possibility to administrate, even in an intermediate way. Capitalist development puts us in front of objective non-reformability and impossibility of a self-managed projectuality of the cities.
The only possible administration is the one made by the State, which increasingly concentrates the informative brain, offices, barracks, symbols, institutions, logistic and administrative heart in the big urban complexes. Cities, before the metropolises, due to their “nature” are the applied theory of ruling power. They are the phenomenology itself of capitalism. Suffice it to say that, for example, in France the Gendarmerie is actively involved in urban planning, indicating how the cities should be build and modified according to their control requirements.
To this so-called “mass” and economy discourse, we have to add the individual one. Technological pervasiveness and the more and more robotic and virtual life to which the city dwellers are forced (most of them without raising any objection, besides the merely reformist ones) are producing increasingly alienated individuals, similar to those machines we surround ourselves with, day by day. An alienation – of nowadays – qualitatively different from the one of the early capitalism. In the past people were alienated because of exploitation; but at least to be exploited it could provide that awareness of wanting to brake one’s own exploitation, to free oneself of one’s own alienation. Today the “classic” exploited, those who “produce things”, do not live in western metropolises. The residents of big urban complexes are alienated by pointlessness, by boredom and by misery of their city life.
So much for the capitalist development of the cities. Many opposers and antagonists (sometimes even anarchists) have begun to carry out struggles against the modification of urban areas’ forms and their organisations, struggles against gentrification. At first glance, we are pretty sceptical about this topic, and it seems to us it is nothing but an intellectual school in the antagonist world. It seems that this fact does not propose the destruction of cities, but instead it looks like it is limited to study and to resist to their transformations. Saying we are not interested in this topic may sound like a superficiality, the defeatist will to do nothing. The study of modifications undertaken in the cities – as a cancer, as a living organism – is certainly very important for those who consider it necessary to fight them. Among these studies there is certainly also the analysis of gentrification, because the cities do not grow and change randomly. Precisely because of this the gentrification is a tool of this transformation, a tool of State power which can not be reformed, it rather auto-reforms itself.
There is a risk in the intent to stand against mere modifications undertaken in the cities, because we run the risk of wanting to keep and preserve some of their parts just as they are, along with some of their social and economic characteristics. Another risk to be avoided is talking only about gentrification, forgetting the struggle for destruction of the city. This would lead the anarchist movement to civil-society positions – unfortunately something that is already happening – in defence of domination attacks, which evicts, destroys, rebuilds, controls… and us, without ever fighting back.
On the other hand, if we take a look at the recent outbreaks of more-or-less widespread urban rebellions, we surely cannot be astounded if, in addition to symbols of domination (banks, temporary employment agencies etc.) and its henchmen (police, carabinieri, financial police), there are regularly attacks on and destruction of public transport, bus shelters, flowerbeds, advertisings, cars, traffic lights and everything that serve as the frame of our exploited and alienated lives, day to day. Not taking in mind those, among the antagonists, who complain about few shops or cars burned down.
We choose the way, certainly not the easiest, of total destruction of every form and structure of existing domination, in a revolutionary and anti-authoritarian perspective and practice. We will not make counter-city’s projects for the planned demolition of some building, like an anarchist demolition company. It would create a theatre opposite to that of many antagonists who struggle against gentrification. We do not believe in de-construction, we believe in destruction.
[Source: L’unica amministrazione possibile, Vetriolo, n. 1, autunno 2017].
[Traduzione tratta da anarhija.info].
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Senza indugi

SENZA INDUGI
Stanchi di essere un’isola nell’isola:
Rompiamo il silenzio!
SOLIDALI CON I RECALCITRANTI,
NESSUNA REPRESSIONE POTRA’ DISTRUGGERE CIO’ CHE SIAMO.
«[…] – Giù la maschera. – I tempi sono sempre maturi per togliere l’ingiustizia quando l’ingiustizia esiste. –Attendete che l’uomo sia rimesso in piedi per rialzarlo? – Allora sarà venuto il momento di dargli aiuto? – O quando giace? O quando l’aggressore gli sta sopra? O quando vi chiede soccorso?»
Carlo Cafiero
Cos’è la nostra lotta. Cos’è la nostra vita.
Nell’attuale regime totalitario democratico, le moltitudini di esclusi, oramai scaraventati ai margini di questa società globale, sono resi invisibili, inutili, abbandonati a se stessi perché considerati “scarti” inevitabili della produzione tecnologica/capitalistica ad alta specializzazione. Ed altrettanti sono coloro che, sfruttati e oppressi, in prossimità del baratro, stazionano sospesi e arrancanti alle pendici del sistema che li cronicizza, li medicalizza e li infantilizza nella rete oppressiva delle leggi e dell’assistenza-dipendenza a vita dall’azienda affaristica del “terzo settore”, facendone dei reietti del ricatto e della miseria, diffidenti gli uni dagli altri, nella contesa delle briciole.
L’esito più eclatante di questa incessante altalena delle oscenità economiche, sociali, morali, culturali, sentimentali ecc. è che, tra servitù coatta e servitù volontaria, la pratica più diffusa, tra sfruttamento e oppressione, diviene la ripartizione in categorie dell’individuo, spossessato di se stesso e sgretolato tra milioni di particelle su ciascuna delle quali orde di vampiri parassitano e ingrassano fino alla sua totale cancellazione.
Così, sotto il peso dell’autorità, delle religioni, del consumismo sfrenato e del servilismo ad oltranza, schiere di lavoratori, disoccupati, migranti ed esclusi di ogni genere rinunciano a battersi, accettano vilmente di contrattare la propria dignità, e schiavi della propria ignoranza e del proprio opportunismo, seppur discriminati e umiliati da un verso, a loro volta riproducono discriminazioni e umiliazioni continue dall’altro; completamente dipendenti e assuefatti dalla delega, si sentono addirittura fieri di rivendicare la “libertà dei sudditi” di poter decidere chi debba esser eletto al governo di turno per decidere; e avendo interiorizzato a tal punto l’autorità, ad ogni pie’ sospinto fanno appello alla sedicente sicurezza statale, alle istituzioni, alla legalità, ai tribunali, agli sbirri, ai magistrati, ai politici, ai religiosi, agli psichiatri, agli assistenti sociali, al volontariato di ogni genere ecc., nell’illusoria attesa e speranza di esserereinseriti dal e nel sistema se buttati fuori, o di esservi integrati se non ancora sistemati. Piuttosto che reagire ribellandosi violentemente contro i ricatti, le umiliazioni e i soprusi subiti quotidianamente sulla propria pelle, e contro la devastazione e l’avvelenamento dei loro territori, elemosinano ai padroni e ai governanti di turno vita in cambio di lavoro e sicurezza in cambio di libertà e, sotto l’allucinante aspettativa di un’inverosimile “collaborazione di classe” con i loro oppressori, delegano, oltre che ai politici, agli stessi padroni e ai capitalisti, il cambiamento delle proprie sorti, fottendosene, tra l’altro, se concorrono loro stessi, con il loro sedicente “lavoro” a produrre veleni, bombe, repressione, devastazione e morte.
Sfrondando tutte le miserevoli apparenze in cartapesta offerte a buon mercato come libere panacee di rincoglionimento nei surrogati di stampo psico-virtuale, e davanti al putrido spettacolo della realtà reale e alla concreta regressione culturale e morale degli individui e dei rapporti umani su tutti gli ambiti dell’esistenza, noi non intendiamo in alcun modo restare inermi.
Oltre agli inevitabili e profondi mutamenti che si susseguono a getto continuo nella so-cietà, resa apatica su tutti i fronti, questa organizzazione di dominio, ha talmente alterato i rapporti sociali, la cultura e la socialità umana che, in generale, pur parlando ciascuno e tutti la stessa lingua è come se tra gli individui non ci si volesse o non si avesse più l’interesse a intendersi e a comprendersi, a rivoltarsi, a discutere, ad agire in termini autoemancipativi o, ancor peggio, nessuno sembra più prendere concretamente sul serio alcunché, né i fatti né i problemi né i discorsi né le persone né le azioni né le innumerevoli ingiustizie economiche e sociali quotidiane prodotte dalla macchina del sistema sulla pelle degli individui; come se ciò che accade e travolge non avesse più alcun potere e forza di scuotere la sensibilità e di scatenare la rabbia e il desiderio di rivolta, la consapevolezza e la volontà di reagire attaccando violentemente e materialmente i responsabili di tutto questo. Ciò nonostante, in questo apparente rassegnato trascinarsi nella realtà, dove, tra pochi aneliti di ribellione, i più sgomitano nel mare dell’indifferenza, del timore e dell’ipocrisia a beneficio del potere, nel mondo virtuale internetiano, a rigor di paradosso, come spazio surrogato dell’agire reale, ondeggiano milioni di soliloqui, anche antagonisti, ma tutti ovviamente sottratti all’azione concreta e reale e, senza rischi, tutti restituiti immancabilmente al mittente!
Di fatto, la libertà integrale e l’incoercibilità degli individui, oggi più che mai, spaventano i più, compresi anche alcuni anarchici. La rottura radicale e profonda con questo esistente è necessaria e non è rinviabile, e per questo occorre quanto più diffondere le idee e le pratiche rivoluzionarie anarchiche antisociali nel sociale, affinché il nostro pensiero e la nostra azione d’attacco diretto insurrezionale possano fungere da «energia vigile e minacciosa che schiaffeggi e scuota l’indifferenza delle masse, suscitando indignazione e costringendo alla riflessione, riscatenando e ravvivando il fuoco delle discussioni, la passione del conoscere, la fede nell’insurrezione» (L. Galleani).
La nostra è una guerra sociale permanente che non ammette esitazioni o remore, è un urto furente contro il potere in tutte le sue forme, contro il dominio capitalistico, militare e ipertecnologico, contro la società e tutti i suoi valori, è uno scontro violento tra le classi per il loro abbattimento, tra l’individuo lo Stato e le religioni, tra la libertà e l’autorità, tra la rivoluzione sociale e la reazione, che non ammette, né può ammettere, interruzioni né compromessi di alcun tipo.
Siamo nichilisti e iconoclasti perché non abbiamo nulla da salvare né nulla da mantenersi di questo putrido sistema e in tal senso, volti a ridurlo in macerie pietra su pietra, uno dei tanti metodi materialmente più efficaci della propaganda e della progettualità anarchica è la diffusione e la pratica dell’attacco diretto insurrezionale, violento e distruttivo delle strutture, delle organizzazioni, dei valori, dei prodotti e degli uomini che appartengono allo Stato e al capitalismo ipertecnologico militare transazionale diluiti ovunque a rete in ogni anfratto del globo.
Oggi più che mai, è fondamentale estendere e diffondere l’ateismo e l’antiteologismo, rafforzare il nostro attacco diretto, critico e sferzante contro tutte le religioni, nemiche vecchie e nuove che siano, contro tutti i dogmi di qualsiasi stampo, colore e tipo, desacralizzando e destrutturando materialmente e intellettivamente qualsiasi ideologia, comprese le nostre stesse “prese di posizione”, qualora noi stessi ne facessimo un’angusta, mal digerita e cieca interpretazione sacra, religiosa e fanatica, o un’inconscia, o conscia, tendenza autoritaria e autoritativa.
Come minoranza nella minoranza rivoluzionaria diffidiamo recisamente del culto delle “masse” (concetto, tra l’altro, di gran lunga superato dagli stessi mutamenti reali e oggettivi avvenuti nella composizione economica e sociale tecnologica attuale), ma su basi attrattive del nostro pensiero e della nostra azione, al mito del quantitativo opponiamo sempre la ferocia del qualitativo. La nostra attenzione rivoluzionaria anarchica volge, inizia e ritorna sempre all’individuo, alla sua libertà integrale e alla sua autonomia, e soprattutto alle sue potenzialità. In tal senso, ciò che conta sono le possibilità che gli individui in rivolta si danno e in esse le scelte che gli stessi compiono, gli impegni che gli esclusi liberamente contraggono con se stessi e in relazione agli altri per emanciparsi ed autonomizzarsi e riprendersi in mano la propria vita, volti ad assumersi la responsabilità diretta della propria esistenza e la gestione autonoma della medesima su tutti gli ambiti del quotidiano, orizzontalmente, in concorso ed in cooperazione e solidarietà reciproca con gli altri interessati. Per questo riteniamo che non vi sia alcun fine definito e definitivo per l’individuo, se non l’individuo stesso, ovvero la sua piena e completa realizzazione nella libertà, con l’estensione di tutte le sue facoltà, dei saperi e delle passioni, in un miglioramento continuo di sé attraverso i rapporti e le interazioni sociali e solidali che orizzontalmente, nel rispetto reciproco delle differenze, stabilisce con gli altri individui altrettanto liberi, in un vasto accrescimento di possibilità per se stessi e per gli altri, lungo l’incessante ricerca di orizzonti sempre più ricchi e desideranti, direttamente protagonista e unico padrone e fautore della propria vita, senza più catene e senza più paura di consumarsi nel vasto oceano della libertà.
In questa società, totalmente gestita e dominata dall’organizzazione del potere e dell’autorità, se prima non si distrugge e si abbatte radicalmente tutto questo sistema fin nelle fondamenta, e al contempo s’innesca, col pensiero e con l’azione, il processo insurrezionale sul cammino della rivoluzione sociale, è mera illusione credere di poter iniziare a “costruire” alcunché in termini di autogestione sociale anarchica creatrice, perché qualsiasi sperimentazione in tal senso, salvo isolarsi fra nicchie di amici o morire per autoconsunzione, o esser repressa dal potere se considerata scomoda per le idee teoriche e pratiche che diffonde, verrebbe subito, in qualche modo, fagocitata e assorbita, insieme ai suoi componenti, all’interno della stessa rete statale e capitalistica dominante. Ecco perché nel qui ed ora del presente l’autogestione anarchica sul cammino della liberazione inizia nella distruzione.
Le rotture da innescare nello scontro sociale contro l’intero sistema di dominio, partono sempre dal punto in cui ognuno si trova, dalle condizioni che vive, dalle scelte che ciascuno contrae con se stesso e poi, conseguentemente, dai modi di rapportarsi, comprendere e intervenire all’interno dei conflitti sociali, tra gli sfruttati e gli esclusi; senza mai farsi sopraffare dagli accadimenti o finir poi col cedere a compromessi o a ingenue e strumentali moderazioni o nascondimenti che non ci appartengono ma che, invece, sono proprie di tutte quelle forze miglioriste, parlamentari, borghesi e riformiste che, per i loro precisi scopi, non certamente rivoluzionari e sovvertitori dell’esistente, si mobilitano furbescamente sull’onda di un ben costruito “senso comune” sul malessere diffuso, scatenando dei movimenti d’opinione che fungono da “cuscinetto” di mediazione all’interno dei conflitti sociali, il cui scopo è unicamente quello di accaparrarsi politicamente e strumentalmente porzioni di pilotato consenso atto a creare e a diffondere, oltre alle tante menzogne democratiche, ulteriori logiche statali, reazionarie, divisioniste, legalitarie, nazionaliste e giustizialiste, volte alla gestione, al governo e al dominio della realtà economica, sociale, politica, culturale ecc. in cui si vive, aprendo così la strada a nuovi leader, dirigenti e farabutti di ogni sorta, e a nuove forme di potere e di autorità in concomitanza e in cogestione con quelle già presenti.
Nessun compromesso dunque, e nessuna esitazione.
Ieri come oggi, siamo e saremo ogni giorno in guerra aperta contro il sistema di dominio statuale, capitalistico, tecnologico e religioso in tutte le loro forme e manifestazioni e, qualsiasi sia la composizione che i governi si danno, siano essi di natura democratica o dittatoriale (o in qualsiasi modo si vogliano definire od organizzare), ci troveranno sempre avanti a combatterli col ferro e col fuoco fin nelle fondamenta.
Anche se i padroni, i governi, l’organizzazione ipertecnologica-capitalistica e lo Stato, con il suo potere politico, poliziesco, giudiziario e militare, liberticida per fondamento, continueranno sempre a far di tutto per difendere i propri privilegi e per cercare di fermare i rivoluzionari e gli insorti con l’impiego di tutte le loro forze e mezzi, sappiano lor signori che noi non claudichiamo, anzi, ogni qualvolta sarà possibile, risponderemo loro colpo su colpo, senza indugi, sempre più convinti, mossi da qualcosa a loro completamente estranea e che non si trova in vendita nei loro supermercati o nei loro scranni di potere, qualcosa il cui valore non ha prezzo benché richieda un prezzo molto alto da pagare, e per cui vale la pena di lottare fino in fondo e senza remore: il suo nome è dignità.
Costantemente ai «ferri corti con la vita», unici padroni e giudici di noi stessi, nella rottura con l’esistente e nella nostra radicale negazione, non abbiamo esitazioni nell’opporre contro la violenza strutturale, schiavizzante e sfruttatrice, dello Stato e del capitale, la violenza rivoluzionaria insurrezionale anarchica liberatrice, sempre e ovunque, in tutte le sue svariate forme e manifestazioni.
E’ bene infine che lor signori ricordino che per quanto preventiva sia la loro difesa militare e poliziesca, sia interna che esterna allo Stato, essi non riusciranno mai a distruggere l’anarchia o a contenere la diffusione dei suoi principi e delle sue pratiche perché «… le sue radici sono troppo profonde; essa è nata nel seno stesso di una società putrida che si sfascia; essa è una reazione violenta contro l’ordine stabilito. Essa rappresenta le aspirazioni egualitarie e libertarie che battono in breccia l’autorità odierna; essa è dappertutto e ciò che la rende inafferrabile finirà coll’uccidervi» (Emile Henry).
E in tutto questo ritroviamo senza indugi il senso più proprio della nostra solidarietà fraterna e rivoluzionaria con tutte le compagne e i compagni che, sia fuori che dentro le carceri, ovunque nel mondo, ogni giorno, non si risparmiano e continuano a dare tutto se stessi nella e per la lotta anarchica insurrezionale, con coraggio, fierezza, perseveranza e generosità…
In alto la mente e i cuori!
Né Dio né Stato, né servi né padroni!
La resistenza anarchica è appena agli inizi!
Michela Ortu e Pierleone Porcu
[Tratto dal sito internet autistici.org/cna e ivi pubblicato a settembre 2016. Pubblicato anche nel numero 3 dell’ultima edizione di Croce Nera Anarchica, 2017]
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La cassa di Croce Nera Anarchica cambia iban

Per tutti coloro che intendessero effettuare dei versamenti sulla cassa di Croce Nera Anarchica segnaliamo che è stato cambiato l’iban. Di seguito i nuovi dati necessari.
Agenzia: Poste Italiane
Intestato a: Omar Nioi
Iban: IT06E0760105138289167089173
Codice BIC per versamenti internazionali: BPPIITRRXXX
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